15.02.2006
End of Blog - Hygiène de vie
Oui, je sais, le monde à besoin de moi - autant que j'ai encore besoin du monde. Ailleurs. J'espère.
Blogeurs, blogeuses je vous AIME !! Je pense à vous et je garderai un oeil ouvert ;)
09.02.2006
Taxis et rires jaunes

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08.02.2006
Fierté Suisse
Parce que ce pays respecte ces citoyens ainsi que leurs droits, et que les droits des individus qui y vivent sont protégés. Parce que la démocratie y est une réalité vécue au quotidien, que ce pays n'a pas de passé colonial, qu'il ne participe pas aux guerres des autres mais reste toujours prêt à se défendre par tous les moyens nécessaires. Parce que ce pays sait être à l'écoute et s'adapter aux exigences d'un monde en constante évolution, sans y perdre son âme.
Si quelques personnages grotesques et dépassés, des dinosaures d'un autre âge dont le mouvement n'est qu'une chute, brûlent le drapeau suisse, ceci me conforte dans mes convictions. Les couleurs sont les mêmes que celles du Danemark, et ce n'est pas un hasard. Le temps travaille en faveur de ceux qui défendent leurs convictions sincères.
En même temps j'ai honte d'être parmi ces européens hypocrites, qui sous le couvert de multiculturalisme et de liberté d'expression s'amusent à offenser leurs propres minorités - tristes réminiscences d'un passé trop colonialiste - au lieu de profiter de leur liberté pour dire ce qui est essentiel. Entre islamisme et Suisse il faut choisir, impossible d'être les deux, entre la lettre de la charia et la Constitution, il n'y a pas de terrain d'entente possible. Mais il n'y a pas de contradiction à être à la fois musulman, soucieux de son intégrité morale, et suisse. La Suisse, étant l'aggrégation de visions diverses, pluralisme qui consacre sa force morale, économique et politique. J'espère toutefois que la main tendue ne fait pas oublier la tradition des irréductibles et ardents défenseurs des droits humains que nous sommes.
09:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.02.2006
Tolérance occidentale ou religion athée ?
Haaretz, quotidien israélien, du 6.2.2006:
« The torching of embassies, the commercial boycotts, the kidnappings, the beatings and certainly the calls for murdering the desecrators of Islam must be condemned.
Nevertheless, it is impossible not to understand the feelings of insult among Muslims worldwide, including in the territories and in Israel. The West's preaching of the value of multiculturalism cannot be taken seriously if it does not include both religious and secular people, members of different communities, religious minorities and Muslims and Christians alike. No society can remain apathetic to offensive publications that insult values held sacred by certain groups within it. »
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01.02.2006
Feuilleton: Islam vs. Occident (énième saison) - Les caricatures de Mahomet
Résumons l'Histoire. La civilisation (romaine) a succombé d'abord à sa propre corruption interne, puis au christianisme, puis aux barbares, notamment germaniques et arabes (avec un peu de décalage certes). Le monde musulman a su maintenir un certain art de vivre, contrairement aux princes guerroyants en Europe qui ont, entre autre, éliminé le rayonnant pays de Granade en Andalousie. Après des siècles d'oppression par l'institution catholique, l'occident à finalement réussi à se débarrasser du joug intellectuel de la papauté, de l'esprit meurtrier des croisés et de l'hypocrisie extrême de notre Moyen-Âge. Une religion fraternelle qui prône la liberté de l'esprit face aux choix imposés par la nature peut-elle enfin émerger? Comme le laissait entrevoir Lessing? Non, nous revoilà entre deux fronts: les athées qui pensent que les musulmans sont des psychopathes et les musulmans qui pensent que les athées sont des psychopathes. Oui je généralise, mais en observant le débat qui fait rage au sujet des caricatures de Mahomet publiées par le journal danois Jyllands-Posten, je n'ai même pas besoin d'exagérer (ce que j'aime faire d'habitude, quitte à motiver la reflexion). Pour des avis divers cf. p.ex. ici.

Ce qui est en train d'arriver est proprement déroutant et degoûtant. Que cela soit bien clair, je pense que le mal se trouve des deux côtés. De celui de la provocation gratuite à travers les caricatures, et de celui de la réaction d'un nombre élevé de musulmans, y compris les gouvernements saudien et syrien. Les musulmans ont raison de se plaindre de l'abus de la liberté d'expression qui viole leurs valeurs profondes. En occident, nous ne savons plus où se trouve la limite entre la contestation, la critique d'une part et la provocation et l'insulte d'autre part. Simplement en occident, nous avons tellement l'habitude de ce genre de provocation, quasi quotidienne, que nous ne réagissons pas, même si nous ne partageons pas la démarche. Mais il y a des gens qui peuvent être blessés par des insultes, c'est dommage, mais c'est comme ça, et ces gens ont droit au respect. D'ailleurs même chez nous il y a des sujets sur lesquels on ne rigole pas, la shoah par exemple, et pour cause. Alors la démarche normale serait de poursuivre le journal danois pour diffamation, car je suis persuadé que la liberté d'expression a entrâvée la liberte de culte dans ce cas. Et toute liberté légitime connaît des limites, nécessairement. Or, certains Etats musulmans réagissent de manière tellement virulente qui nous paraît à nous totalement inappropriée, d'une manière très violente. Pourquoi ? Le Danemark lance-t-il des bombes sur quelqu'un ? L'argent de l'Union Européenne est-il tellement sale qu'on l'assimile a une arme ? D'un point de vue de celui qui veut la guerre, certainement.
Il ne faut pas oublier que toute la civilisation musulmane se trouve sur la défensive aujourd'hui. Attaquée par la raison occidentale ainsi que par son "arrogance" (qui accompagne toujours le pouvoir) et parfois* même ses bombes. Chaque action de l'occident envers des musulmans est amplifiée par des esprits hyper-sensibilisés, pour ne pas dire paranoïaques (qui va toujours de pair avec l'impuissance). Ce qui ne justifie évidemment pas l'apologie des excès de la part de groupes armés palestiniens ou afghans qui attaquent Israël et qui ont attaqué le sol des Etats-Unis sans provocation. Mais, cela justifie une certaine retenue envers les musulmans, et de donner le bon exemple: nous ne sommes pas ce qu'ont été les croisés, et nous ne sommes pas tous des acteurs déjantés sur MTV.
Y'a-t-il un compromis possible ? Une entente ? Peut-on faire plus qu'apaiser temporairement, et obtenir une paix dans le respect mutuel ?
* parfois toutefois les bombes semblent justifiées, p.ex. en Afghanistan pour se défendre contre al Qaïda et ses alliés qui nous ont attaqués.
10:15 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
31.01.2006
E = m + c :p
(english below)
Tiens, cela tombe bien, je lis que les filles sont de plus en plus nombreuses dans les gymnases (lycées) en Suisse. Ce qui paraît être à première vue une bonne nouvelle exprime une réalité plus sobre (qui nous ramènent aux craintes exprimées dans la note précédente). C'est plutôt la dégradation de la qualité de l'enseignement qui est en cause. Les branches "générales" qui offrent tout sauf une formation digne de ce nom attirent des paumé(e)s qui ne savent pas quelle autre filière suivre. Les garçons se ruent sur les "maturités professionnelles". Pendant ce temps, la dévalorisation des branches scientifiques fait fuir les élèves. Loin d'y remplacer les garçons, les filles les boudent autant. En attendant, l'économie manque cruellement de gens qualifiés, les sites de production désertent la Suisse, et nous assistons à une bureaucratisation de notre économie. Ce qui est drôle, c'est que cette bureaucratisation ne touche pas seulement le secteur public, mais également, et surtout, le privé (matière pour note future). Matière pour conflit social préprogrammé.
I just read in the newspaper that female attendance of the secondary level schools is continuously increasing in Switzerland. What sounds like good news hides a more sober reality (and brings us back to the preoccupations expressed in the preceding note): the continuing degradation of the quality of secondary education. Those classes that offer "comprehensive" education and therefore nothing like an adequate preparation for a future professional life attract scores of undecided pupils. Boys tend to follow "professional" high schools with a focus on applied works. At the same time higher level scientific and technical education is deserted by everybody. Far from replacing boys who are looking out for opportunities elsewhere, girls do not attend these classes either. Meanwhile the economy is cruelly lacking of qualified people. Production sites are deserting Switzerland, and the economy becomes more and more a bureaucracy. What's funny is that this bureaucratisation affects, in my view, not only the government sector but also the private sector (stuff for a future post). Stuff for social conflict.
08:35 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2006
Liberté mal comprise

(english below)
Cela arrive, je crois, lorsqu'une cité gouvernée de façon démocratique, et assoiffée de liberté, tombe sur des chefs qui savent mal lui servir à boire, lorsqu'elle s'enivre de liberté pure au-delà de ce qui conviendrait, et va jusqu'à châtier ses dirigeants s'ils ne sont pas tout à fait complaisants avec elle, et ne lui procurent pas la liberté en abondance : elle les accuse d'être des misérables, à l'esprit oligarchique. [...]les dirigeants qui sont semblables à des dirigés, et les dirigés semblables à des dirigeants, elle en fait l'éloge et les honore aussi bien en privé que publiquement.
N'est-il pas inévitable que dans une telle e cité l'esprit de liberté aille jusqu'à atteindre tout domaine ? [...] le père s'habitue à devenir semblable à l'enfant, et à craindre ses fils, et le fils à devenir semblable au père, et à n'éprouver ni honte ni peur devant ses parents, puisque, bien sûr, il cherche à être libre. Et que le métèque s'égale à l'homme du pays, et l'homme du pays au métèque, et pareillement pour l'étranger. [...] le maître, dans un tel climat, craint ceux qui fréquentent son école, et les cajole, et ces derniers font peu de cas des maîtres ; et il en va de même pour les précepteurs.
[...]
Et en réalité exagérer dans un sens a tendance à provoquer un grand changement en "sens inverse, dans les saisons, dans les plantes et dans les corps, et plus encore dans les régimes politiques. [...] Il est par conséquent normal [...] que ce ne soit pas à partir d'un autre régime que de la démocratie que la tyrannie s'instaure : à partir de ce qui est, je crois, la liberté extrême, l'esclavage le plus entier et le plus sauvage.
Platon (La République, VIII, 562ss.)
Why, when a democratic city thirsty for liberty gets bad cupbearers for its leaders and is intoxicated by drinking too deep of that unmixed wine [of liberty], and then, if its so-called governors are not extremely mild and gentle with it [the city] and do not dispense the liberty unstintedly, it chastises them and accuses them of being accursed oligarchs. [...] it commends and honors in public and private rulers who resemble subjects and subjects who are like rulers.
Is it not inevitable that in such a state the spirit of liberty should go to all lengths ? [...] the father habitually tries to resemble the child and is afraid of his sons, and the son likens himself to the father and feels no awe or fear of his parents, [...] And the resident alien feels himself equal to the citizen and the citizen to him, and the foreigner likewise. [...] The teacher in such case fears and fawns upon the pupils, and the pupils pay no heed to the teacher or to their overseers either.
[...]
And in truth, any excess is wont to bring about a corresponding reaction to the opposite in the seasons, in plants, in animal bodies, and most especially in political societies. [...] Probably, then, tyranny develops out of no other constitution than democracy--from the height of liberty, I take it, the fiercest extreme of servitude.
Plato (The Republic, VIII, 562ff.)
09:40 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19.01.2006
Finanzpolitik - sic transit gloria
Die politisch korrekten Kreise in der Schweiz reden immer nur vom Sparen. Dabei wird reichlich wenig gespart, wenn man die Ausgabenentwicklung der letzten 5, 10 oder 20 Jahre anschaut. Richtig, also wenn die als unverantwortlich taxierten Kreise von SVP und Rechtsflügel der FDP etwas mehr Resultate wollen? Leider nicht, denn die wahren finanzpolitischen Baustellen sind die AHV, die IV und vor allem der Gesundheitssektor. Beim Bund bis 2008 noch einige Milliarden zu pressen anstatt den wahren Herausforderungen in die Augen zu schauen ist durchaus unverantwortlich. Schwieriger ist es natürlich, Lösungen auf wirkliche Probleme zu finden. Dafür braucht es unpopuläre Massnahmen. Eine AHV-Reform, eine IV-Reform, Massnahmen im Gesundheitsbereich die irgendwem weh tun. Leider haben die staatstragenden Parteien CVP und FDP (inkl. Liberale) das Messer an der Gurgel, was Popularität angeht, sehr zur Freude von SP und SVP, die mit Schlagworten operieren und deren politische Programme am besten durch PR-Berater erklärt werden können.
17:19 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
16.01.2006
TSR bis
(english below)

Bon, j'arrête de me plaindre du TJ de la TSR, juste celle-là encore: la "gauche" serait en progression en Amérique latine, par opposition aux forces "neo-libérales" (selon 1930 du 16.1.). Exemple donné: l'opposition des gouvernements brésilien, vénézuélien, bientôt chilien ?, et d'autres avec la politique des Etats-Unis, incorporée par George W. Bush. Ignorance ou manipulation ? George W. Bush est sans doute un des plus grands adversaires des libéraux dans le monde - neo ou pas. Loin d'être "pro-business", l'administration actuelle des E.U. maintient les subventions agricoles, augmentet la nocivité de l'Etat à coups de déficits publics non-financées par d'autres épargnes ailleurs. Un régime proprement guerrier qui va bien au-delà de la lutte contre le terrorisme. Menaçant les droits humains, démocratiques sur lesquels est basée la force de l'Occident. Alors à qui s'opposent ces nouveaux dirigeants latino-américains ?
The "left" said my favourite TV station is in progression in Latin America, a left which is opposed to the "neo-liberal" forces. They mention George W. Bush's US administration as an example of these "liberal" forces which are being opposed by brazilian, venezuelian, soon chilian, bolivian administrations, among others. Is this ignorance or manipulation ?
W. is probably one of the greatest adversaries of liberalism in the world - be it left wing or right wing liberalism. Far from being pro-business, the current US administration is subsidizing its agriculture, makes Government bigger and less efficient by way of huge budget deficits (which are not financed by savings elsewhere). A regime which wages wars way beyond the "war" against terrorism. A regime which seems to show only disregard for human and democratic rights (at the heart of the success of Western civilization).
Who then are these new Latin-american regimes opposing ?
08:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.01.2006
Coup de gueule contre la TSR

Le pire c'est qu'en fait, j'aime bien la TSR, donc je m'énerve. On y trouve cette ambiance poussiereuse un peu moins racolleuse que sur les grandes chaînes françaises. Du moins, c'est ce que je pensais avant d'être exposé à la mémorable performance de Monsieur Darius Rochebin. La fermeture de l'usine de Steg n'aurait peut-être pas eu lieu dans le cadre d'un marché de l'électricité en état de concurrence. Peut-être. L'économie d'Etat n'a rien fait pour empêcher cela. Mais peut-être que c'était de toute façon inévitable étant donné la désindustrialisation. Qui sait, le reportage n'en a que faire et nous ne l'apprend pas, et puis cela n'intéresse personne. Et M. Rochebin ne trouve rien de mieux que de demander si le fait de ne pas rechercher davantage le dialogue avec un gouvernement démocratiquement élu n'était pas arrogant. Certains se croient tout permis, décidément. Arrogant... De quoi interdire les interviews pendant une heure (ne soyons pas cruels). Comme si la fermeture d'un commerce était une affaire d'Etat, l'Etat n'aurait qu'à subventionner toutes les entreprises qui détruisent plus de valeur qu'elles n'en créent, quitte à augmenter les impôts, que ces mêmes sociétés, en nombre croissant, se feraient un plaisir de payer, quitte à s'endetter, la banque nationale n'aurait qu'a baisser les taux davantage. Hyperinflation? Pourquoi embêter les téléspectateurs avec des concepts que les journalistes ne comprennent pas eux-mêmes? Soyons morons et veillons à ce que les citoyens le demeurent aussi.
(no relevance for non-swiss-french people...)
20:36 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
10.01.2006
Chaos ad portam

La France, doux pays aux laits finement coagulés, est à l'Amérique (aux belles routes) ce que fut la glorieuse Grèce à la cité latine capitoline. Épouses charmantes, consciences repères, contenantes du chalice, contrées plus rêvées que vécues. Toutes deux effleurant les ivresses de l'orient. Dans le présent, l'ère du divorce ne parvient pas entièrement à effacer l'union amoureuse. Mais la fin des rêves, l'illusion de l'indépendance, le retour de la sauvagerie n'amenera aucune liberté, juste la fin d'une époque.
France, the cheesy country, is to America what Greece was to Rome. Charming spouses, enlightening awareness, holders of the grail, countries of dream rather than reality. Both bedazzled by oriental scents. Today, the age of divorce does not entirely erase a marriage of love. But the end of dreaming, illusion of mutual independence, the return to bruteness will not lead to freedom, just to the end of an era.
09:20 Publié dans moysai | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03.01.2006
Religion et fascisme
(english below)
Les religions telles que nous les connaissons remplissent trois fonctions. La première est culturelle, les religions permettent d'établir un lien social identitaire. Deuxièmement, elles constituent un formidable outil pour exercer un pouvoir politique. Troisièmement, elles véhiculent des valeurs spirituelles. La dernière fonction est assez mal remplie par les religions monothéistes, mais il semble y avoir des exceptions. La deuxième fonction, politique, force toute organisation politique à éliminer la religion du domaine public, pour éviter que la religion soit corrompue par des agendas politiques et pour éviter que le clergé fasse les lois au détriment des citoyens (exemple type: l'Iran). La première fonction, culturelle et identitaire, est ce qui fait que toute religion est essentiellement sectaire et par là, xénophobe, et donc encourage un règlement toujours violent des conflits (ce qui d'ailleurs ne les résout jamais). Penchons-nous là-dessus:
La religion définit des dogmes et des sources "acceptables" sur lesquelles il est possible de fonder une opinion ou un jugement. Par définition, elle élimine toute autre référence. Ce qui ne correspond pas au mode de pensée de la religion est relegué dans le domaine du "mal". Le diable ou Satan incorpore alors tout ce qui est refoulé, et qu'on n'ose pas affronter - l'"Autre" dans un sens large. Les pulsions dangereuses sont également assimilées à un être extérieur, le diable qui devient alors menaçant. De cette manière on coupe le monde en deux: le bien et le mal. Le soi et l'autre. Ce qui ne correspond pas au soi est combattu. Hélas, cette manière d'agir est hautement contre-productive. En refoulant les problèmes et en refusant d'affronter ses démons, ces derniers ne cessent de se renforcer. Le FN par exemple. Tout bon général sait à quel point il est important de "connaître" son "ennemi". Ceux qui le méprisent, le haient ou le fuyent ont perdu d'avance.
L'autre est là, je l'accepte donc, il fait partie de mon monde tel qu'il est, extérieur et intérieur. A partir de cette acceptation je peux commencer à espérer pouvoir regler mes problèmes ainsi que pouvoir aider mes amis: en refusant la paranoïaque scission morale du monde en un bien et un mal absolus.
Religion and fascism
The common religions fulfill three functions. First, religion creates a social bond among a given group of people which will make them feel to be a part of something. Second, religions are a formidable tool in the hands of those who want to wield power. Third, religions vehiculate spiritual values. The last function is badly handled by monotheistic religions, although there seem to be exceptions. The second function is the reason why any political organisation must create a public sphère free of religious influence, so that both religion does not become corrupted by a political agenda and politics can serve the interests of citizens (the best negative example that comes to mind is Iran). The first, cultural, function, however is what turns virtually every religion into a sectarian group which xenophobic and potentially racist by nature and thus always encourages a violent handling of conflicts (which will not be resolved that way). Let's have a closer look to that:
Religion defines a set of dogmatic assertions and "acceptable" sources on which it is permitted to formulate a judgement or an opinion. By definition, every alternative references are being discredited. Whatever does not correspond to the religion's way of thinking becomes "evil". The devil or Satan then become the incarnation of all that is considered to be "unsuitable" in a correct way of thinking or behaving. Dangerous pulsions too become the work of an external "devil", who becomes a consant menace this way. The world is cut in two halves: good and evil. The self and the other. Whatever belongs to "evil" is considered as an enemy that has to be beaten. This way of acting rarely yields results, however. To refuse to confront one's demons and these will become ever stronger. Extremist, non-reflected opinions for example. But every good general knows how important it is to "know" the "enemy". Those who despise, hate or avoid him have already lost the battle.
Adversity is here, it is a part of my interior and external world, and as such I accept it. From that starting point only can I start to hope to be able to find solutions to my problems, and help my friends: by refusing a paranoïc moral scission of the universe into absolute notions of good and evil
13:55 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
29.12.2005
La fin du mariage ? Décadence ou innovation ?
(english below)
Un mariage c'est une union pour la vie. Sinon à quoi bon se marier? C'est d'ailleurs en cela que consiste la promesse. L'espérance de vie des mariages quant à elle tend à diminuer, les divorces progressant sans entrâve depuis des décennies. Mais alors, bientôt il n'y aura plus que les gays et les prêtres à vouloir se marier.

Faut-il penser à d'autres formes de vie en commun? Le clan avec unions plus ou moins éphémères ? Mariages multiples avec plusieurs personnes en même temps, mais différentes pour chaque partenaire; cela créerait des réseaux intéressants? Ou chacun pour soi et chez soi, ne sortant que pour acheter/vendre du matériel génétique? Ou bien comme dans le bon vieux temps: le père reste (grosso modo) inconnu, et l'enfant grandit avec oncles et tantes. Voire, l'entremêlement de toutes ces variantes.
PS: bravo les filles, allez-y (mais allez-y jusqu'au bout !)!
A wedding is for life, or if not what's it all about? That's what the promise is about. But the average life span of marriage is swiftly decreasing for decades as the part of divorces rises. Soon there'll be only gays and catholic priests who will want to get wedded!
Has time come to think about new forms of building households? Such as clans with more or less ephemereal unions? Multiple weddings with different partners for each, creating intresting networks? Or everybody staying at home to go out only to buy or sell some new genetic material? Or just as in the good old days: the father remains (kind of) unknown, while the children grow up with uncles and aunts? And all of these communities happily coexisting. (Picture: go ahead ladies, walk that way (but walk it all along!)!)
17:10 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
27.12.2005
Shabaka
Une pierre noire memphite, ancienne, matrice de tous les rêves partagés. Point d'interrogation. Lumière éblouissante. Que voyons-nous ?
A memphite black stone, matrix of the shared dreams. A question mark. Blinding light. What do we see ?
11:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.12.2005
Un sapin de noël dans une mosquée ?

Merry christmas, joyeux solstice et happy hanukkah!
[A christmas tree in a mosque? Think about that sight! But a christmas tree is about as christian as it is islamic: not at all. But churches with christmas trees are abundant, even in deserts. So at least we have a religion here that is capable of a certain degree of pragmatism. I mean christianity, and this makes it somehow more sympathetic to me. However, if you want to spend x-mas without any religious reference I suggest you stick to santa clauses ;) ]
14:10 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
16.12.2005
Zut alors
Shit happens...
take the test: http://selectsmart.com/PHILOSOPHY/
1. Jean-Paul Sartre (100%)
2. John Stuart Mill (93%)
3. Kant (83%)
4. Ayn Rand (73%)
5. Epicureans (73%)
6. Prescriptivism (66%)
7. Jeremy Bentham (60%)
8. Aquinas (60%)
9. Spinoza (52%)
non, mais les questions sont bidon, c'est de la manipulation !!
10:00 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
15.12.2005
Egocentrisme ou Cosmocentrisme ?
(english below)
L'humain est-il individu ou partie d'un tout ?
Si nous n'étions que des individus, nous ne serions rien du tout, des vides enveloppés d'illusions. Si nous n'étions qu'une partie de quelque chose, nous ne serions rien non plus, car absolument soumis à un groupe totalitaire inhumain. Nous sommes les deux, car nous faisons effectivement partie d'une réalité plus vaste, et en même temps cette réalité s'exprime (en partie) à travers nous. Nous sommes les créateurs de nos visions, et en même temps cette création témoigne des forces qui forment le nexus que nous sommes.

L'individualisme et le collectivisme (communautarisme) font tous deux fausse route, seul un savant mélange des deux nous permet de respecter notre liberté en toute dignité. Des individus qui vivent détachés d'une communauté identitaire sont aliénés de leur nature. Des individus qui ne vivent qu'à travers leur communauté sont tout autant aliénés de leur nature. Soyons individus responsables et conscients de notre place dans l'univers, libres et plein de confiance en nous, et en même temps humbles et dévoués au prochain. Conscients de notre individualité transcendentale, et des forces transcendentes.
Is a human an individual or part of a greater whole ?
If we were only individuals, we would be nothing, voids within veils of illusion. If we were only a part of something bigger, we would be nothing at all either, totally submitted to the logic of a totalitarian group. For we are both, as we really are parts of something that's beyond, and at the same time, this reality expresses itself (partly) within us. We are creators of our mental formations, and at the same time this creation is a witness of the nexus of forces which we are.
Individualism and collectivism (communitarism) both lead to nowhere. Only the right mix of both enables us to be respectful of our freedom and our dignity. Individuals who live disconnected of any community have lost their nature. Individuals who can only exist through a community have lost their nature as well. Let us be responsible individuals who know their place within the universe, free and confident in our capabilities, and at the same time humble and at the service of our neighbour. Aware of our transcendental individuality and of the transcendent forces.
12:30 Publié dans physis | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
11.12.2005
Utopisme et repli identitaire
Chaque mouvement politique qui aspire à la réalisation directe de ses idéaux court un grand danger de xénophobie au sens primaire. Est-ce un hasard si les révolutions mènent généralement à des purges violentes visant à l'élimination physique de toute contestation ?
L'utopiste projette sa volonté politique propre. Il se définit politiquement par rapport à ses idéaux et ne tolère pas les idéaux concurrents, qualifiés de réactionnaires, fascistes, communistes, etc. L'utopiste représente le repli sur soi, le repli identitaire. Le soi qui tente d'éliminer l'autre, le contradicteur, l'antagoniste. L'opposant politique devient un adversaire, voire un ennemi, alors qu'à l'origine les aspirations des divers courants politiques se ressemblent probablement dans leur volonté idéale d'instaurer un état de pureté. Une révolution sensée réaliser l'utopie débouche alors invariablement sur un régime totalitaire. Pour cette raison l'utopiste est fondamentalement xénophobe, même lorsqu'il dit défendre les droits des "étrangers", car le concept d'altérité ne se limite évidemment pas à des critères éthniques. L'utopiste abhorre de celui qu'il ne considère pas correspondre à son idéal. L'"autre", en Europe, est souvent et dramatiquement assimilé au juif, au capitaliste, à l'étranger, peu importe d'ailleurs si l'utopie est de "droite" où de "gauche". Le côté paranoïaque de l'utopiste lui fait souvent imaginer des conspirations à l'échelle mondiale contre lui-même et contre son identité politique. Voilà qui est aussi à l'origine du complexe de persécution du dictateur du régime totalitaire qui tente d'élargir le champs d'application du soi ... aux autres.
L'utopiste est donc fondamentalement dangereux. Mais considérer l'utopiste comme un ennemi signifierait retomber à son tour dans un schéma réducteur, et reniant l'altérité de l'utopiste. Les utopistes politiques font partie de la réalité politique, il faut faire avec. Il arrive que des libéraux insistent sur la nécessité de s'en remettre au jugement unique de l'individu. Or, il faut faire très attention de ne pas négliger les différences de vues qui persistent entre les acteurs politiques. L'homme est un animal social, il fonctionne toujours en groupe, p.ex. en clans, armées, entreprises, partis politiques, associations, etc. etc. quel que soit le régime politique en place. Pour cette raison, l'idée de fonder un régime constitutionnel uniquement sur la base de l'entente entre individus égaux en droits relève à son tour de l'utopie.
Le régime polyarchique (Etat de droit où le pouvoir politique est partagé entre plusieurs) est probablement le mieux apte à réconcilier les différents idéaux, l'aspiration à la justice et la liberté personnelle, à condition de savoir s'accomoder du fait que ses propres idéaux ne soient pas entièrement réalisables, et que l'aptitude à faire des compromis représente une conditio sine qua non d'un régime politique viable. Pour ces raisons, la polarisation en marche dans de nombreux pays doit être contre-balancée.
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02.12.2005
Fumeurs, allez vous faire voir !?

Hier en sirotant le journal de la TSR je n'en croyais pas mes oreilles. L'OMS n'engage plus de fumeurs!
Voici ce qu'on peut lire sur le site de l'OMS (http://www.who.int/employment/recruitment/en/index.html):
"We do not discriminate on any ground (race, creed or sex). We are committed to promoting diversity in our workforce."
et plus bas:
"Smokers and other tobacco users will not be recruited by WHO as and from 1 December 2005. This policy should be seen in the context of the Organization's credibility in promoting the principle of a tobacco-free environment."
Et pourtant nous ne sommes pas le 1. Avril ou bien? Jouons un peu avec le politiquement correct: Quand est-ce qu'on refusera d'engager des personnes testées positives au HIV sous prétexte que le SIDA est une maladie dangereuse, ou les obèses, les cardiaques (comme chacun sait, les maladies cardio-vasculaires tuent à la pelle), les buveurs et autres pauvres vicelards? Où allons nous donc ainsi?
Soit le tabagisme est un choix, dans ce cas la liberté de ceux qui choisissent doit être respectée, soit c'est une maladie, et on doit porter assistance aux malades. Probablement d'ailleurs c'est un peu un mélange des deux.

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25.11.2005
Bio-carburants dommageables ?
Quelques questions au sujet des bio-carburants, suite à la récente décision du Conseil fédéral de promouvoir ces derniers:
1. Mis à part un bilan favorable en ce qui concerne le CO2, ces carburant polluent-ils moins? Surtout s'ils sont utilisés sur des véhicules diesel non-équipés de filtres à particules fines. Que respirerons-nos enfants dans 200ans? (Le fait que le diesel bénéficie d'allègements fiscaux en France par rapport à l'essence me semble d'ailleurs proprement scandaleux.)
2. Le fait qu'on utilise des terrains agricoles pour produire des carburants ne risque-t-il pas de créer un problème de nutrition? Imaginons que la moitié de la planète roule au bio. Combien de champs ne seront-ils plus à disposition pour la culture des céréales. Combien coûtera le pain? Qui pourra se le payer, surtout à l'extérieur des pays riches? Qu'en sera-t-il de l'exploitation agricole de terrains où aujourd'hui il y a des forêts tropicales?
voiture munie d'une pile à hydrogène
Il ne s'agit pas de condamner d'avance cette option, mais à vue d'oiseau, il semble que seul la technologie basée sur l'hydrogène peut tenir toutes les promesses. D'autant plus si il est produit dans des centrales solaires (dans des pays chauds). D'où le point essentiel:
3. Le bio-carburant ne risque-t-il pas de freiner la mise en place d'une technologie basée sur l'hydrogène? L'hydrogène demande des investissement plus subsantiels, il faut encore développer des piles à combustion plus "économiques" etc.

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22.11.2005
Elections neuchâteloises
Deux Conseillers aux Etats PS ! Et ceux-là ne seront pas du genre à faire augmenter le niveau de nos représentants à Berne. Quel gâchis. Où nous mènera cette démocratie, et au nom de quoi ?
Il y a de quoi se rabattre sur l'espoir spirituel, je n'ai plus d'illusions quant à l'"humanité" qui suit son triste cours.
18:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.11.2005
Dimensions de la Politique
Voici un schéma qui permet de visualiser une classification des tendances politiques selon deux dimensions. Le première représente une dimension "collectivisation des facteurs de production" (hormis le travail, touchons du bois), la deuxième la disposition à transférer des pouvoirs à l'Etat. Ceci constitue évidemment une simplification, p.ex. je considère qu'une politique de redistribution correspond à une collectivisation, contrairement à la charité. Une base, facile à lire.

Les zones représentent des tendances / partis réels:
Zone 1: démocratie occidentale
Zone 2: partis de gauche (le parti social-démocrate plutôt vers la droite du cercle, les communistes plutôt vers la gauche et ... vers le bas)
Zone 3: partis de droite
Zone 4: zone où l'extrême gauche et l'extrême droite se rejognent. C'est le clou du schéma qui permet de dessiner le cercle: prenons p.ex. Staline ou Mussolini. Tous deux se fichent des moyens de production, tant qu'ils exercent eux-mêmes un maximum de pouvoir.
A noter: le schéma ne permet pas de représenter les formes de gouvernements (despotisme, république, démocratie), mais dans les grandes lignes celles-ci suivront probablement l'axe 2, avec le despotisme en bas.
Les zones a et b sont hors d'atteinte, à moins, peut-être, de modifier génétiquement l'espèce humaine tout entière, et encore, la modification irait sans doute dans le mauvais sens.
09:50 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
17.11.2005
Libéralisme à visage humain
Le libéralisme est un terme utilisé à tort et à travers pour vouloir dire n'importe quoi. Pour certains, c'est le combat des forts contre les faibles. Pour moi, c'est l'expression politique de la philosophie des lumières.
Aies le courage de te servir de ton *propre* entendement. Il s'agit d'encourager les citoyens de reflechir sur leur manière de vivre, et de leur permettre de prendre des décisions en fonction de leurs convictions. Et, en contrepartie, de leur demander d'assumer ensuite ces choix, d'assumer les conséquences aussi bien positives que négatives.
Malheureusement il y a des "forts" qui parviennent à imposer leurs choix plus facilement que d'autres. Il se pose alors un conflit entre la nécessité de limiter un pouvoir qui viendrait enfreindre la liberté des individus et le danger qui consiste à transférer des pouvoirs à un Etat qui a son propre agenda politique, transfer qui représente aussi un abandon de libertés.
La politique est (à mon avis) axée autour de ce conflit, mais le désaccord porte sur le dosage, pas sur le principe. Sauf pour les enthousiastes qui veulent détruire le système. Or, une révolution sert à se débarasser d'un pouvoir despotique. Jamais dans l'histoire une révolution (insurrection) n'a permis de changer une société. Au contraire, il faut une certaine sérénité au niveau politique afin que les mentalités puissent évoluer dans une certaine direction. Le libéralisme est un phare (parmi d'autres) qui nous permettra de réduire certaines inégalités. Par exemple, la globalisation doit permettre une répartition moins inégale des ressources entre pays qu'actuellement. A conditions de ne pas permettre un "laisser faire" excessif grâce notamment à des institutions comme l'OMC qui régule le commerce mondial et oÙ les pays peuvent s'accorder sur une marche qui convient à tout le monde.
09:55 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Gauche ou Droite ?
Question: doit-on demander un prix pour un médicament qui sauve des vies ?
Réponse: oui:
En fait, même si on décide de distribuer gratuitement certains médicaments, ceci a un coût, car il faut faire de la recherche, développer le médicament, puis le produire. Si le médicament n'est pas payé à l'achat, cela veut dire que c'est l'Etat qui finance les coûts. Donc, la question n'a pas vraiment de sens, car si on veut un médicament, il faut de toute façon assurer son financement. Et ce financement se trouvera forcément en concurrence avec d'autres bonnes idées qu'il faudrait aussi financer.
Bon, autre question: que faut-il faire pour s'assurer que les patients qui en ont besoin reçoivent un tel médicament ?
On peut p.ex. nationaliser une partie de l'industrie pharmaceutique afin de produire certains médicaments essentiels, distribués alors gratuitement. On peut aussi rembourser l'achat d'un tel médicament à travers une caisse maladie p.ex. Ce dernier système, selon les connaissances économiques à disposition, sera beaucoup plus efficace. On pourra fournir plus de médicaments avec le même argent. La nationalisation des moyens de productions est généralement une assez mauvaise solution, sauf exception p.ex. en ce qui concerne le système de caisses maladies mentionné.
Ou alors on laisse faire la nature. Les malades se débrouillent pour trouver le financement eux-mêmes. Ce système a l'avantage de laisser à chacun le soin de fixer ses propres priorités. Néanmoins je pense que l'incertitude ainsi crée s'avèrerait encore plus coûteuse qu'une certaine forme d'intervention de l'Etat dans le secteur de la santé.
Conclusion: la santé a un prix que quelqu'un doit de toute façon payer quel que soit le système. Mais la santé n'est pas (seulement) un bien économique, la vie terrestre étant limitée, quel que soit le prix payé, Thanatos nous aura quand-même, d'où la nécessité de ne pas en faire trop non-plus, mais trouver un juste équilibre entre la nature et l'"acharnement thérapeutique".
Pour revenir au titre. Qu'est-ce que ceci a à voir avec la gauche où la droite? A mon avis, rien, du moins je pense que ce genre de questions devraient être considérées comme purement techniques, libres d'idéologie...
09:26 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.11.2005
Libéralisme de banlieue
Le libéralisme a des vertus que la vertu ignore, et contre vents et marées je pars une fois de plus à la charge pour la défense du libéralisme économique en France. Sa mauvaise réputation, il le doit à l'assimilation avec une politique de droite. Or, on ne peut pas assez le répéter, la droite française n'a pas grand chose de libéral, du moins si on prend le mot au sens strict (ni la gauche d'ailleurs, contrairement à sa vocation dans bon nombre d'autres pays). D'où un besoin urgent de changement.
Car un Etat moderne ne peut pas fonctionner sans un minimum de libertés effectives dont peuvent bénéficier les citoyens au-delà des bonnes intentions d'une loi bien intentionné, notamment dans le domaine économique. Même si l'économique ne doit pas primer sur le politique, il s'agit là d'un catalyseur puissant pour résoudre bon nombre de problèmes. L'abolition de l'apartheid avait avant tout un caractère économique: l'accès des noirs au même niveau de vie que les blancs. L'apartheid des banlieues est similaire sous certains aspects à l'Afrique du Sud, notamment en ce qui concerne l'impossibilité de certaines personnes d'accéder à l'indépendance économique. Au contraire, on cultive le mentalité d'assistés, on crée une identité de banlieusard, objet avant tout de toutes sortes d'aide sociale, plutôt que d'identité simplement humaine à laquelle on accorde sa confiance et qu'on encourage à être responsable. Bon nombre de chahuteurs ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes s'ils demeurent des banlieusards-victimes. Mais barrer l'accès à la réussite sociale à ceux qui ont la volonté et le courage de s'en sortir est proprement révulsant. Le pire mal français.
Comme la plupart des pays occidentaux, la France est un pays où des gens d'horizons différents se côtoient. Il est donc normal que l'économie française assume et reflète cette diversité. Cela implique un changement de mentalité lors d'une embauche, mais cela implique aussi un changement des conditions d'embauche de façon plus générale, notamment dans le sens d'une plus grande flexibilisation du marché du travail. Un employeur qui peut facilement licencier est toujours beaucoup plus disposé à prendre des "risques" lors de l'embauche. Ca marche bien ailleurs, pourquoi pas en France ? A noter, dans le contexte de cette note, qu'il est aussi indispensable d'inciter les citoyens à devenir des entrepreneurs indépendants, même et surtout à une très petite échelle. Cela implique p.ex. aussi une modernisation du secteur de la banque de détail, etc. etc. il y a tellement de choses à faire - à condition de savoir où on va. Et un jour, certainement, il sera normal de côtoyer des collègues de travail qui ont un accent différent, peut-être même une culture différente, mais qui partagent les idéaux et les valeurs qui ont fait de la France ce qu'elle n'est plus, mais ce qu'elle redeviendra.
10:15 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
04.11.2005
Identité de banlieue ?
Il faut en finir avec l'inculture du sans-limites. L'éducation c'est les parents qui posent des limites aux enfants. La politique, c'est l'État qui pose des limites aux citoyens. Dans un État de droit cela se fait en suivant des règles démocratiques: protéger les droits de tous les citoyens, en premier lieu les droits de ceux qui sont confrontés à une atteinte directe à leur intégrité physique. L'État doit agir contre toute forme de violence, dont il n'est pas à l'origine. Un État, dont les lois sont établies par une assemblée démocratiquement élue, a la responsabilité de ne pas se laisser submerger par le non-droit. Une bonne manière de faire, à en juger d'après le succès obtenu à l'étranger, est une politique de tolérance zéro, aussi connue sous le nom de politique de la "vitre brisée": chaque graffiti, chaque vitre brisée doit être combattue, la civilité redevenir principe de conduite. Sans ça, la démocratie n'est plus respectée, n'est plus qu'une coquille vide. Et les conséquences d'une absence de démocratie (même imparfaite) sont bien visibles au Moyen Orient, en Afrique, et dans d'autres pays par-ci par-là.Mais à l'État n'incombe pas seulement la responsabilité de poursuivre des délinquants, il est aussi responsable de mener une politique sociale et économique au service de ses citoyens. Le problème est que les oeillets idéologiques empêchent souvent l'État de mener une politique responsable. Il s'agit de dynamiser l'économie, seul moyen de créer des emplois afin d'offrir un avenir à tous les citoyens. Quitte à accepter des échecs, des citoyens incapables de s'en sortir. Eux ont droit au soutien de l'État, à l'État social. Le danger guette, la différence entre ceux qui ne sont pas capables et ceux qui ont peur de l'effort n'est pas toujours évident. Là réside une clé de beaucoup de problèmes: ne pas responsabiliser l'individu parce qu'on le juge incapable de s'occuper de sa vie.
Responsabiliser l'individu, c'est admettre que chacun a le choix. C'est admettre que l'on *est* en fonction de ce qu'on *fait"*! Et non le contraire. Il n'y a pas d'identité donnée à la naissance. L'aristocratie est par ce qu'elle fait. Celui qui s'identifie à un statut de "banlieusard" a choisi de l'être, à lui d'en porter les conséquences. Être musulman-intégriste-hors-la-loi est un choix, être français-musulman est un choix. Ceux qui choisissent de briser les règles ne méritent pas de complaisance, ceux par contre qui choisissent de les accepter méritent le soutien de la communauté entière; tous, sans distinction de race, religion, tradition, naissance. Ceux-là méritent que l'État ne cultive pas une économie du chômage, ferme les yeux sur une embauche discriminatoire etc. Dynamiser le marché de l'emploi permet de créer des emplois, si seulement certains partenaires sociaux avaient la modestie (la grandeur) d'accepter certaines évidences, difficiles à communiquer il est vrai.

Voilà pour les grands principes. Pour l'heure le seul politicien qui semble aller dans la bonne direction c'est ... Sarkozy ! Preuve vivante qu'un fils d'immigrés, non énarque, non-membre de cet étroit cercle d'initiés peut assumer une responsabilité au plus haut niveau. Dur envers les tricheurs, mais prêt à donner sa chance à celui qui le veut, à travers une politique moins paternaliste que celle de tous les autres à gauche comme à droite. Qui plus est, en bonne bête politique, il fera ce que les électeurs attendent de lui. Car celui qui se positionner par ses choix trouve toujours, comme par magie, l'énergie nécessaire pour persévérer. Sarkozy incarne l'importance donnée à la liberté de choisir, à la responsabilité de chaque citoyen. Pour une fois quelqu'un à droite non-orphelin d'un ancien régime, mais un démocrate. Et ce pendant que la gauche est déchirée entre fantasmes idéologiques d'une autre époque et manque total de perspectives. Sarkozy galvanisateur. C'est peut-être grâce à lui que la gauche pourra retrouver sa vocation. Et c'est peut-être lui qui donnera enfin un sens démocratique aux institutions de la Vème République contrairement à ce que certains craignent. Sinon lui qui d'autre? Et dire que je ne le trouve même pas vraiment sympathique, et malgré une certaine méfiance irrationnelle je lui fais un tel éloge. Mais la question des personnes est secondaire ou du moins circonstantielle, je peux me tromper sur la tête d'un politicien. Mais je préfère me faire escroquer en étant de bonne foi, que de me méfier de tout ce qui m'entoure, car ceci me permet de justifier un changement, le cas échéant, et de prévaloir à plus long terme.
Pour terminer j'insisterai sur cette clé de mon argument: Malgré tous les déterminismes, tous les impossibles de la nature, on est ce qu'on fait. L'identité n'est pas une question de groupe, de religion ou autre refuge et excuse facile, notre identité découle de chacun de nos choix. Et nous avons tous le choix. C'est ce que nous avons de plus précieux. Chacun selon ses dons. Les plus nobles se trouvant parfois, que dis-je, souvent, presque toujours, parmi les plus modestes.
12:34 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
01.11.2005
Les femmes
En tout cas les plus belles, on ne les voit que de derrière.
Même en trajectoire hyperbolique, frôlant ces barycentres déroutants, elles dissimulent leur face cachée.
Elles seules doivent en connaître leur raison.
13:55 Publié dans moysai | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
24.10.2005
Non à l'extension des ouvertures de magasin le dimanche !!
Les raisons suivantes me semblent suffisamment éloquentes pour dire non aux votations fédérales (suisses) qui s'annonceront difficiles:
1. La mesure en soi ne change pas grand-chose à la législation en vigueur, mais représente un signal pour des futures modifications de la loi qui vont en direction d'une ouverture généralisée des magasins le dimanche.
2. Les bénéfices économiques d'une augmentation des heures d'ouverture risquent de bénéficier surtout aux grands centres commerciaux, au dépens de commerces mal atteignables en voiture. Selon des études, l'effet global serait assez mitigé, aussi bien concernant la consommation et concernant l'emploi. Ceci n'est pas étonnant puisque n'ayant pas plus d'argent, même en prenant plus de temps, on ne peut pas consommer plus.
3. Les coûts sociaux seraient sans proportion avec les gains minuscules (voire négatifs) espérés. Pour les uns, faire les courses le dimanche apporte plus de confort. Il faut moins se creuser la tête pour savoir ce qu'on va faire le week-end, et on a la grande chance de passer plus de temps à faire ces courses. Le personnel des magasins en revanche, voit ses choix diminuer. Etant généralement obligé de s'adapter aux exigences des employeurs, les temps de travail des parents risquent de s'éparpiller, la disponibilité de cette population pour d'autres activités (non-monétaires) comme l'éducation des enfants diminue. Cela seul me suffit pour monter aux barricades.
La liberté, plus haut de tous les biens, ne doit pas être celui du renard dans un poulailler. Dire non est un choix libéral, parce qu'il permet une plus grande liberté de choisir, et une meilleure prise de responsabilités de la part de chacun.
(P.S: quant aux OGM, je laisse le soin au lecteur de déterminer quel vote permettra au consommateur de choisir plus librement, en plus grande connaissance de cause...)




